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Les inondations sont dues au réchauffement climatique et s’aggravent.

Le réchauffement climatique a pu être qualifié de théorie scientifique il y a des dizaines d’années. Depuis, il se produit réellement et s’aggrave,  il est incontestable (GIEC) et a déjà des graves effets sur l’Homme (Banque Mondiale & OMS). Les experts du GIEC avaient prévu dans leurs modèles que le réchauffement climatique augmenterait les pluies intenses.  Elles se sont réellement multipliées, l’augmentation a été constatée dès 2012 (Organisation Météorologique Mondiale) et elles augmentent toujours. De plus, le réchauffement de l’Arctique envoie des vagues d’air humides chez nous et provoque des fortes précipitations, qui n’étaient pas prévues avec certitude mais sont visibles maintenant (J.Francis). La météo de la Planète est maintenant en territoire inconnu et des phénomènes nouveaux, inconnus auparavant, peuvent se produire à tout moment (OMM). Les orages étendus et forts, qui s’étendent à plus d’un pays, sont un des phénomènes nouveaux apparus ces dernières années. Début juin,  simultanément à l’orage de Lausanne,  la France a été touchée par des pluies tropicales, tout à fait inattendues sous nos latitudes (MétéoFrance). La Planète bat constamment des nouveaux records de chaleur,  des grêles tout à fait exceptionnelles ont touché plusieurs endroits de la Planète, les ouragans forts se multiplient. La Suisse a subi des nombreux glissements de terrains suite aux pluies / neiges fortes de janvier, il y fait plus chaud et la période de végétation de plusieurs plantes avance de presque un mois (MétéoSuisse).  Ces phénomènes sont dus au climat, et pourraient s’aggraver à chaque dixième de degré de réchauffement.  Nous allons probablement vivre ces changements dangereux, qui toucheront le secteur de l’énergie, l’économie, la construction et l’infrastructure, l’agriculture, les transports, le tourisme, et le secteur médical, car il y a un fort risque de nouvelles maladies. Tous les étudiants devraient être au courant du réchauffement, et de la possibilité d’effets graves sur notre Planète. Les inondations dont plus d’une centaine a ravagé la Planète cette année, et les ouragans, en augmentation, sont très destructeurs. Ils provoquent une perte de récoltes, une augmentation du prix des aliments, des ruptures de chaîne de production et d’approvisionnement et pourraient avoir des effets négatifs sur l’emploi et la consommation, et mener à un effondrement économique. La ville de Berkeley vient de déclarer l’état d’urgence climatique. Nous devons faire face à cette urgence planétaire en assurant des emplois, la production alimentaire, et tout faire pour limiter le réchauffement et éviter des catastrophes plusieurs fois plus importantes.

Nous devrions vérifier quelles infrastructures et plantations existantes supporteront l’aggravation du climat, adapter  les normes de construction,  construire à l’épreuve du climat puis sécuriser les bâtiments existants.

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L’Inde a besoin de nourriture et d’arbres

Je ne peux cesser de penser à l’Inde. J’y suis allée à dix-sept ans, puis j’y suis retournée plusieurs fois, et j’étais frappée par la paisible acceptation et reconnaissance de ses habitants pour les miettes dont ils disposent. L’Inde où l’on vit d’un bol de riz, de couleurs, d’épices et de fleurs.

C’est un des pays qui va souffrir le plus du réchauffement climatique, et celui-ci semble se précipiter. L’Office Météorologique Britannique annonce qu’il peut atteindre 1,5°C au cours des 5 prochaines années, amenant avec lui des vagues de chaleur et des tempêtes et des inondations plus importantes. Ces températures pourraient provoquer la fonte de la calotte polaire, des feux de forêts, et une montée de température supplémentaire.

Les températures en Inde pourraient alors monter très haut, quelques degrés au-dessus des extrêmes actuels. La mortalité augmente en flèche à chaque record de température, les sécheresses s’accentuent et des tempêtes inconnues jusqu’à présent se forment à la surface de la Planète. Des inondations de plus en plus fortes vont toucher particulièrement les bords de mer.

Face à cet immense danger, je reste perplexe face au discours des autorités indiennes sur le droit à l’électricité et au développement, qui semble déconnecté de la réalité. Les émissions de carbone de l’Inde, croissent rapidement et sont dues surtout à l’utilisation du charbon. Je ne pense pas que l’Inde ait besoin de fabriquer plus d’objets dans des usines polluantes. Ce développement pourrait mettre en danger la santé de la population dans les dix ans à venir, il vaut vraiment mieux le remettre en question.

L’électricité est-elle vraiment un droit humain ? L’alimentation, la sécurité et la liberté d’expression devraient l’être en priorité. S’il est encore temps, et c’est leur seul espoir, les efforts devraient se concentrer sur la culture d’aliments en permaculture, et des arbres qui restaureraient le carbone de ses sols, réduiraient la pollution et contribueraient à tempérer les températures dans 20 ans. Là, je sens qu’il faut que les arbres soient là dans dix ans, mais je crains qu’ils ne poussent pas assez vite.

D’après une récente étude, l’Inde et la Chine sont les deux régions du monde qui pourraient être couvertes d’une végétation luxuriante, et ont perdu l’immense majorité de ces plantes. Ces terres sont cultivées pour nourrir leur dense population, mais on pourrait restaurer des stocks de carbone importants, et leurs sols en plantant des arbres entre les champs, des arbres entre les maisons, des arbres fruitiers et noyers, des arbres pour faire de l’ombre à leurs cultures dans la chaleur croissante.Si ces régions étaient couvertes de forêts, une grande partie du carbone responsable de l’effet de serre s’y retrouverait, sous une forme bénéfique pour la Planète et le problème du réchauffement disparaîtrait. Et nous devons les y aider,  en compensation de notre dette climatique responsable de la dégradation de leurs conditions de vie.

http://www.lefigaro.fr/sciences/2018/02/01/01008-20180201ARTFIG00251-climat-la-hausse-de-la-temperature-moyenne-de-la-terre-pourrait-flirter-avec-15c-des-2022.php

Erb et al, Nature 2018 https://www.nature.com/articles/nature25138Bhan et al, Conservation Research  2014 https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2095633915300538

L’Antarctique-Ouest dans le vide

Les glaces du Groenland et d’Antarctique fondent. Elles sont déjà fragilisées par les mers et vont tôt ou tard causer une montée du niveau des mers de plusieurs mètres. Des nombreux glaciers Antarctiques et Arctiques reposent sur une roche située à plus de mille mètres sous le niveau de la mer. A cette profondeur, l’océan se réchauffe. Il fond et décolle les bases des glaciers. Un jour ou l’autre, ils se briseront dans l’océan et précipiteront l’écoulement des masses de glaces qu’il retiennent.

J’ai interrogé des nombreux spécialistes du domaines, et je présente ici leurs conclusions inquiétantes sur l’état des glaces, ainsi que les découvertes de nombreux travaux de recherche récents. Plusieurs indices suggèrent que le niveau des mers pourrait monter plus vite que prévu.

James Hansen, ancien responsable de recherche à la NASA a alerté les Etats-Unis sur le changement climatique et a quitté son poste pour informer plus librement sur les dangers du réchauffement. Il s’attend à plusieurs mètres de montée de niveau de la mer au 21ème siècle. Ces événements sont difficiles à éviter. D’innombrables villes et régions côtières seront dévastées et deviendront inhabitables. Ces catastrophes pourraient se produire vite, trop vite pour que la construction d’ouvrages de protection soit possible.

J’ai publié cette enquête scientifique d’abord en livre électronique à prix mini, parlez-en à toute personne concernée ou intéressée, merci!

https://www.amazon.fr/dp/B076FNKLD3/ref=cm_sw_r_fa_dp_t2_FoW5zbK9PX5H5

La veille, un article de la BBC rapportait que sous l’Antarctique-Ouest se trouvent des ‘canyons inversés’ que l’eau de fonte creuse dans la calotte.  Ce canyon sera probablement un zone de fracture où la glace va se briser dans 50 ans environ.

L’article contient un petit film très clair.

http://www.bbc.com/news/science-environment-41573917?SThisFB

Cet article permet de prévoir comment l’Antarctique-Ouest s’effondrera et ajoute beaucoup de poids à l’hypothèse d’une montée de niveau de la mer de plusieurs mètres.

Les périodes chaudes du passé

La dernière semaine de septembre, une ville de Londres étrangement chaude et humide a accueilli une réunion scientifique sur les périodes de réchauffement dans l’Histoire de la Terre. Une de ces périodes s’est produite il y a 252 millions d’années, à la fin de l’époque Permienne. Ce fut une extinction de masse impressionnante, où 96% de toutes les espèces marines et 70% des espèces terrestres ont disparu. Le CO2 atmosphérique est monté à 2000 ppm, la température de 8°C , il faisait alors environ 35-40°C sur la Terre.

Au cours de la réunion, le Prof. Mike Benton a expliqué que cette extinction a très probablement été causée par une immense éruption volcanique en Sibérie. La plupart des espèces marines ont disparu, la composition chimique des océans était probablement très différente à l’époque. Seuls les animaux ayant une faible respiration ont survécu, donc les océans contenaient probablement peu d’oxygène et le carbone dissous acidifiait l’eau des océans.

Des nombreux arbres ont brûlé, les forêts ont disparu de la surface de la Terre. D’immenses rivières sont apparues. Le scientifique a montré les preuves d’une immense explosion volcanique en Sibérie et de traces de grands cours d’eau. Il a expliqué que les pluies diluviennes ont formé des nouvelles rivières, et érodé tout le sol à la surface de la Terre.

Des nombreux champignons datant de l’époque suggèrent que des restes de plantes et d’animaux se décomposaient dans l’eau.

Des nombreux intervenants ont discuté l’événement d’extinction PETM, qui s’est produit plus près de notre époque, sur une Terre semblable à la nôtre. Cette période semble différente. Le carbone atmosphérique a augmenté modérément.

Les températures des océans et leur composition chimique au cours des âges sont généralement déduites des coquilles d’organismes planctoniques.
La mémoire de cette époque repose dans le coccolithophores, petites algues avec une coquille en calcite, qui ont sédimenté dans les fonds marins . Ces coquilles reflètent la composition chimique de l’océan à l’époque. L’acidité des océans a augmenté partout sur la Planète (Balila et Zachos).
La taille et la forme des coccolithophores change selon les âges, et lors la première partie de la période d’extinction on trouve seulement des petits coccolithophores, et Samantha Gibbs a montré que ces petites algues sont différentes, probablement des espèces différentes des précédentes. Quand les conditions de vie ont changé, des nombreuses espèces ont disparu et des nouvelles ont évolué. De même, la morphologie des foraminifères a changé quand les conditions de vie ont changé, et varie suivant les endroits (Daniela Schmidt).
Cela m’amène à penser que nous ne pouvons prévoir que la croissance des algues diminuera légèrement avec le réchauffement et le changement de la chimie de l’océan résultant . Les espèces actuelles pourraient disparaître massivement et nous aurions besoins de milliers d’années pour que des nouvelles espèces évoluent. Toute la chaîne alimentaire marine pourrait être interrompue, et la part du cycle de carbone effectuée par les algues marines pourrait disparaître .
Un échantillon des sédiments océaniques du Nigéria indique que les températures de l’océan dépassaient 36°C. Les algues modernes meurent à ces températures, et les sédiments du début de l’extinction PETM n’en contiennent pas. Les conditions sont devenues trop difficiles pour les algues, probablement parce que les températures dépassaient les 37°C . Sur terre ferme, dans les régions équatoriales, il a probablement fait beaucoup plus plus chaud.

Les mesures de l’acidification de l’océan au cours de cette période indiquent que le CO2 n’était pas très élevé. Les émissions de méthane, qui est un gaz à effet de serre puissant, pourraient expliquer ce réchauffement. Eddy Sluijs, qui a auparavant démontré que les températures tropicales de l’époque étaient élevées, a montré que les sédiments de l’époque contiennent plus de Barium, ce qui indique que l’atmosphère était plus riche en méthane. Le méthane est un gaz puissant à effet de serre qui pourrait augmenter la température de la Terre sans acidifier les océans.

Un grand volcan était actif au Groenland à l’époque, et dans cette région Henrik H Svensen a trouvé des traces de cheminées qui pourraient être des cratères d’émission de méthane. Ces cheminées se trouvent en général dans des zones peu perméables, alors le scientifique suppose que des grandes quantités de méthane ont pu être émises dans d’autres zones par diffusion, sans créer de cratères.

A l’époque actuelle, le permafrost contient beaucoup de carbone, qui pourrait former du méthane lors du dégel.

11 autres événements chauds ont été identifiés et vont certainement permettre de comprendre les conséquences de réchauffement sur le système de la Terre (Lucas Lourens). Plusieurs scientifiques ont discuté les dates des périodes d’extinction.

https://royalsociety.org/science-events-an…/…/hyperthermals/

Coccolithophore dont les coquilles forment les falaises de craie

Trop chaud pour les forêts tropicales

La période d’El-Nino 2015-2016 a provoqué des températures record en Amazonie. Le Nord-Est de la forêt Amazonienne (13% de l’ensemble) était en état de sécheresse extrême.  Les forêts tropicales ont perdu 3 milliards de tonnes de carbone au cours de cette période.  Cela équivaut à environ 20% d’émissions des énergies fossiles et du ciment.

Le satellite de la NASA OCO-2 (Orbiting Carbon Observatory) suggère que les forêts ont émis ce carbone de trois façons: en Asie du Sud-Est la chaleur et la sécheresse ont  provoqué des feux de forêt, et le carbone dont sont constitués les arbres est parti en fumée et s’est ajouté à l’atmosphère.  En Amazonie, la sécheresse a arrêté la croissance et l’absorption de carbone par les arbres. En Afrique,  il a fait très chaud mais la pluie est tombée. Dans ces conditions,  la forêt africaine a aussi perdu du carbone. James Hansen pense que les feux  se multiplient dans tous les cas.

La perte de carbone des forêts tropicales causée par El Nino est trois fois plus importante que les effets annuels de la déforestation, les forêts africaines ont perdu des arbres d’une façon visible.

Assisterons-nous bientôt à la mort des forêts tropicales? Avec celle des récifs coralliens, elle signifierait la perte de la majorité d’espèces de la Planète.

Elle augmenterait aussi immédiatement les températures de la Planète. Une estimation suggérait que la température monterait immédiatement (dans la même année) de 2°C supplémentaires.

http://www.nature.com/news/massive-el-ni%C3%B1o-sent-greenhouse-gas-emissions-soaring-1.22440

Les vagues de chaleur seront dangereuses même en Europe – 3 ans pour sauver le monde

Avec les températures, l’humidité de l’air augmente. Les vagues de chaleur humides sont beaucoup plus difficiles à supporter pour l’homme. Lorsque le réchauffement atteindra 1,5°C ou 2°C , les vagues de chaleur humides seront beaucoup plus fréquentes. Elles comporteront un fort risque de coup de chaleur. Ces vagues de chaleur, les pires que l’Humanité ait vécu jusqu’à présent, pourraient se produire tous les deux ans si le réchauffement atteint 4°C.

La mesure de la température apparente prend en compte l’effet de l’humidité. Le corps ne peut alors se rafraîchir par transpiration et la chaleur est plus dangereuse. Les auteurs ont réanalysé les données climatiques, calculant la température apparente.

A +2°C il y a une chance sur deux que les températures apparentes dépassent 40°C en Europe, à +4°C cela devient une quasi certitude ( 9 chances sur 10). A 4°C Des vagues de chaleur pires que toutes celles vécues jusqu’à présent dans les tropiques pourraient arriver en Europe. Celles de 55°C pourraient être atteintes tous les deux ans dans l’Est des Etats-Unis et en Chine. La mortalité des plus de 65 ans pourrait très importante et exige des efforts d’adaptation, et ces régions pourraient devenir inhabitables (Nature).

Je crois que la libération de méthane, la fonte des glaces Arctiques et les feux de végétation accélèrent le réchauffement et que ces effets dangereux pourraient se produire rapidement.

Excellente interview de Jean Jauzel: http://www.lejdd.fr/societe/rechauffement-climatique-pour-jean-jouzel-climatologue-nous-navons-que-trois-ans-pour-agir-3409817

Résumé Européen: https://ec.europa.eu/jrc/en/news/super-heatwaves-55-c-emerge-if-global-warming-continues

Article original: https://www.nature.com/articles/s41598-017-07536-7#MOESM1

Robertscribbler: https://robertscribbler.com/2017/08/11/bad-heat-rising-4-c-global-warming-brings-super-heatwaves-packing-131-degree-f-apparent-temperatures/

 

 

Le méthane est-il partout?

Un nouvel article dans le revue Nature rapporte des émissions de méthane dans la mer du Nord. Des traces d’émissions de méthane sont visibles au fond de la mer du Nord (Helgoland). Il semble que ce dégagement se soit produit en 2015, les traces sur le fond sont apparues à ce moment-là. Il reste un geyser actif qui émet encore du méthane, et une partie du gaz s’est dissoute dans l’eau de mer, dans laquelle la concentration du gaz est dix fois plus forte qu’avant. Selon les auteurs, les émissions de méthane ont pu être provoquées par le réchauffement de l’eau, et la décomposition des restes organiques dans les sédiments. Ils estiment que 5000 tonnes de méthane ont été émis de ce site. Parfois aussi, le méthane géologique, montant des profondeurs de la Terre, traverse les sédiments. On dirait que nous n’avons qu’une vague idée de la quantité de méthane qui peut être émis des fonds marins, et du réchauffement qui peut en résulter.
https://www.nature.com/articles/s41598-017-05536-1/figures/2