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L’Inde a besoin de nourriture et d’arbres

10 février 2018

Je ne peux cesser de penser à l’Inde. J’y suis allée à dix-sept ans, puis j’y suis retournée plusieurs fois, et j’étais frappée par la paisible acceptation et reconnaissance de ses habitants pour les miettes dont ils disposent. L’Inde où l’on vit d’un bol de riz, de couleurs, d’épices et de fleurs.

C’est un des pays qui va souffrir le plus du réchauffement climatique, et celui-ci semble se précipiter. L’Office Météorologique Britannique annonce qu’il peut atteindre 1,5°C au cours des 5 prochaines années, amenant avec lui des vagues de chaleur et des tempêtes et des inondations plus importantes. Ces températures pourraient provoquer la fonte de la calotte polaire, des feux de forêts, et une montée de température supplémentaire.

Les températures en Inde pourraient alors monter très haut, quelques degrés au-dessus des extrêmes actuels. La mortalité augmente en flèche à chaque record de température, les sécheresses s’accentuent et des tempêtes inconnues jusqu’à présent se forment à la surface de la Planète. Des inondations de plus en plus fortes vont toucher particulièrement les bords de mer.

Face à cet immense danger, je reste perplexe face au discours des autorités indiennes sur le droit à l’électricité et au développement, qui semble déconnecté de la réalité. Les émissions de carbone de l’Inde, croissent rapidement et sont dues surtout à l’utilisation du charbon. Je ne pense pas que l’Inde ait besoin de fabriquer plus d’objets dans des usines polluantes. Ce développement pourrait mettre en danger la santé de la population dans les dix ans à venir, il vaut vraiment mieux le remettre en question.

L’électricité est-elle vraiment un droit humain ? L’alimentation, la sécurité et la liberté d’expression devraient l’être en priorité. S’il est encore temps, et c’est leur seul espoir, les efforts devraient se concentrer sur la culture d’aliments en permaculture, et des arbres qui restaureraient le carbone de ses sols, réduiraient la pollution et contribueraient à tempérer les températures dans 20 ans. Là, je sens qu’il faut que les arbres soient là dans dix ans, mais je crains qu’ils ne poussent pas assez vite.

D’après une récente étude, l’Inde et la Chine sont les deux régions du monde qui pourraient être couvertes d’une végétation luxuriante, et ont perdu l’immense majorité de ces plantes. Ces terres sont cultivées pour nourrir leur dense population, mais on pourrait restaurer des stocks de carbone importants, et leurs sols en plantant des arbres entre les champs, des arbres entre les maisons, des arbres fruitiers et noyers, des arbres pour faire de l’ombre à leurs cultures dans la chaleur croissante.Si ces régions étaient couvertes de forêts, une grande partie du carbone responsable de l’effet de serre s’y retrouverait, sous une forme bénéfique pour la Planète et le problème du réchauffement disparaîtrait. Et nous devons les y aider,  en compensation de notre dette climatique responsable de la dégradation de leurs conditions de vie.

http://www.lefigaro.fr/sciences/2018/02/01/01008-20180201ARTFIG00251-climat-la-hausse-de-la-temperature-moyenne-de-la-terre-pourrait-flirter-avec-15c-des-2022.php

Erb et al, Nature 2018 https://www.nature.com/articles/nature25138Bhan et al, Conservation Research  2014 https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2095633915300538

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