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Captons le CO2 cette année déjà!

22 janvier 2017

La conférence COP21 de Paris s’est conclue par la résolution de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C pour raisons de sécurité. Au-delà, le changement climatique risque de devenir incontrôlable. Or nous approchons dangereusement de cette limite. En 2016, le réchauffement a atteint 1,2°C et des effets tels que la mort des forêts tropicales, la fonte du permafrost et de la glace arctique, qui ont un effet aggravant sur l’effet de serre, semblent déjà se mettre en branle.

Le réchauffement est déjà le problème le plus important du 21ème siècle. Le climat de la plupart des régions de la Planète va changer et toutes les cultures agricoles seront touchées. 80% des processus des écosystèmes sont déjà touchés et cela va s’aggraver rapidement, si bien que la connaissance du climat sera primordiale à la recherche agricole. Un des grands experts du climat, James Hansen, calcule que le niveau des mers va s’élever de plusieurs mètres au cours de ce siècle, ce qui conduirait à l’inondation de la moitié des terres actuellement cultivées. Les glaciers Antarctiques et du Groenland semblent attaqués par l’air et l’océan plus chauds. Des icebergs de plus en plus grands s’en détachent et annoncent l’effondrement de plate-formes glaciaires et une importante montée du niveau de la mer. Le niveau des mers s’élève et ses effets se font déjà sentir En 2016, le delta du Nil et du Mékong, importantes régions agricoles, souffraient d’infiltrations d’eau salée. Ces zones fertiles vont probablement être effacées de la carte du monde par la montée des eaux. Selon le modèle de James Hansen, la fonte de glaces importante qui provoquera cette montée du niveau de la mer évitera une trop forte montée de température sur la Planète pendant quelques centaines d’années, mais une hausse de température, des vagues de chaleur, et des périodes de quelques années plus chaudes sont probables.

L’agriculture est aussi menacée en Suisse. L’augmentation de température est plus importante au milieu de continents, et la température lors de vagues de chaleur peut augmenter de plusieurs degrés. La végétation réagit déjà à ces changements : Les périodes de germination et de floraison ont avancé de près d’un mois, les pollinisateurs ne sont pas toujours présents au moment de la floraison. Le cycle annuel des arbres fruitiers sera perturbé et bien de fruits, ainsi que la vigne, sont menacés. Chez les espèces sauvages, la pression du changement climatique provoque une sélection et un appauvrissement génétique, signal d’alarme qui annonce la disparition de nombreuses espèces.

L’agriculture se heurtera bientôt à un double défi : s’adapter aux changement climatique continu, et le limiter ou le résoudre en transformant le carbone de l’atmosphère en matériau utile, tel que le bois ou les fibres végétales. Le troisième défi consistera à nourrir les populations dont les terres seront inondées ou soumises à des chaleurs extrêmes.

Nous devons sauvegarder des terres agricoles fertiles pour les générations futures. Aujourd’hui, nous devons aussi capter le carbone et éviter l’emballement du réchauffement climatique.

L’atmosphère terrestre primitive était composée en grande partie de gaz carbonique. Les algues et les plantes se nourrissent de ce carbone et en font leur corps, et ont rejeté l’oxygène que nous respirons. Les plantes peuvent assimiler le gaz carbonique et limiter l’effet de serre.

Nous pouvons capter le carbone atmosphérique en plantant des arbres et plusieurs autres végétaux. Nous pouvons limiter l’effet de serre en 2017 en plantant des arbres, et plusieurs autres végétaux annuels, en fauchant fréquemment les prairies et stockant la matière sèche produite. Nous pouvons capter le carbone sous forme de noix, pommes séchées, tubercules, légumineuses qui fertilisent le sol, et développer l’utilisation de la biomasse végétale dans la construction et l’industrie. L’utilisation du bois pour la construction, l’emballage, les objets de tous les jours est souhaitable. Les applications de fibres telles que chanvre et le lin pourrait être développée. Et il est crucial de le faire avant que le réchauffement ne s’emballe et ne mette en danger les cultures agricoles, les prairies et les forêts. Nous devons favoriser la production de la biomasse végétale et développer ses utilisations durables maintenant.

Nous pouvons aussi réduire le nombre de vaches qui contribuent malencontreusement au réchauffement. Nous pouvons adapter aux réels besoins du pays, sans subventionner une surproduction inutile, polluante et donc dangereuse pour notre avenir, ni une surconsommation qui cause l’obésité et le cholestérol.

Et c’est extrêmement urgent. Nous devons mettre en place ces solutions végétales tant que le climat y est encore favorable.

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