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Mon analyse du climat en 2016: le 2ème degré sur la Planète Terre

11 novembre 2016
Publié le

Voici un aperçu de quelques recherches récentes, selon lesquelles le changement climatique pourrait se révéler encore pire que prévu. Contribution au débat.

par Dorota Retelska

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Dans un texte mis en ligne le 11 octobre 2016
, qui a fait le tour du Web, l’écrivain environnemental Rowan Jacobsen a prononcé l’éloge funèbre de la Grande barrière de corail, détruite du fait du réchauffement des eaux du Pacifique. Interrogé par le quotidien australien The Independent, il ajoute : « La disparition des coraux avant 2050 avait été prévue par le rapport du GIEC. Plusieurs vagues de chaleur précédentes en avaient déjà détruit plus de la moitié. »

Ainsi que l’indique le Dr Mauri Pelto, professeur de science environnementale au Nichols College dans le Massachusetts (Etats-Unis) et directeur du North Cascade Glacier Climate Project, interviewé par le quotidien canadienGlobe And Mail, la fonte des glaciers s’accélère. D’après différentes études (Larsen et al, 2016, Khan et al, Nature Climate Change 4, 292–299, 2014, Mouginot, Rignot et al, Science 12 nov 2015, Bamber Jl et al, 2013, Journal of Geophysical Research), l’écoulement des glaciers au Nord du Groenland s’est accéléré entre 2006 et 2011.

Selon les dernières mesures, les températures de la planète ont dépassé des records pendant trois années consécutives. En 2016, la Terre oscille autour de 1,2° C – 1,3° C de réchauffement. Ce niveau a excédé les prévisions des experts sur lesquelles sont basées les projections pour le XXIe siècle.Un constat partagé par l’OMM (Organisation météorologique mondiale).

La hausse des températures a entraîné des vagues de chaleur et des sécheresses en Afrique, en Inde, et dans le delta du Mékong. Elle cause aussi une aggravation des pluies intenses, des tempêtes inhabituellement étendues, et, d’après l’OMM, une augmentation du nombre de cyclones. Les inondations des côtes s’accroissent, et la température des océans monte.

Selon Jennifer Francis, chercheuse en climatologie à l’université Rutgers (Etats-Unis), le réchauffement fort de l’Arctique pourrait affaiblir le vortex polaire et le courant-jet. En 2016, de grandes vagues du courant-jet conformes aux prévisions de cette scientifique ont amené des vagues de froid au Sud et de l’air chaud en Arctique, et précipité la fonte des glaces arctiques.

La chaleur inhabituelle a aussi causé des feux de forêts et pourrait provoquer le dégel du permafrost sibérien et sous-marin, qui libérerait des grandes quantités de gaz à effet dans l’atmosphère (voir Shakova N, Semiletov I and al in Philos T R Soc 373 (2052), The East Siberian Arctic Shelf : Towards a further assessment of permafrost methane fluxes and role of sea-ice). Les émissions de méthane du permafrost ont augmenté (publié par Semiletov, 2461 ppb observé récemment, voir aussi le post de Harold H. Hensel dans Facebook Arctic news), entre autres à l’est et au nord-ouest du Groenland.

Les experts se sont souvent concentrés sur les effets les plus bénins du changement climatique, alors que nous pourrions bien nous diriger vers les conséquences les plus dangereuses. La perte d’albédo, les feux de forêt, le méthane du permafrost et l’augmentation de la vapeur d’eau dans l’atmosphère résultante du réchauffement pourraient faire monter fortement les températures. Certains scientifiques tels que Sam Carana craignent une augmentation de l’effet de serre allant jusqu’à 10 ° C de plus en 10 ans. De leur côté, James Hansen (pionnier de la recherche sur le changement climatique), Valérie Masson-Delmotte (chercheuse au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement et co-présidente du groupe de travail no 1 du GIEC, qui travaille sur les bases physiques du climat) et une quinzaine de climatologues internationaux s’attendent plutôt à plusieurs mètres de montée de niveau de la mer avec un réchauffement limité, mais de possibles sauts de chaleur temporaires.
Bref, le climat sera une interminable succession de catastrophes. Certaines organisations écologiques telles que The Climate Mobilization proposent une mobilisation inspirée de la 2e Guerre Mondiale : rationnement de l’essence, encouragement aux jardins de proximité, etc. Plusieurs pays passent aux voitures électriques et à l’énergie propre, le Parlement allemand envisageant même l’élimination du moteur à combustion interne à l’horizon 2030.Ces solutions semblent nécessaires face à l’immense menace climatique.

http://jne-asso.org/blogjne/2016/10/31/le-deuxieme-degre-sur-la-planete-terre/

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