Skip to content

Survivrons-nous à la perte de biodiversité?

1 avril 2014

L’Humanité survivra-t-elle à disparition de la plupart d’espèces existantes, annoncée dans le nouveau rapport du GIEC, et qui s’annonce comme la 6ème extinction en masse dans l’Histoire de la Terre?
Allons-nous au cours de notre vie voir la mort de nos forêts, des jungles tropicales, des écosystèmes du nord qui ne pourront pas suivre le très rapide réchauffement de ces régions? La mort des animaux, de tous les insectes qui pollinisent les plantes, des vers et des bactéries? La mort du sol? Des océans?

Si cela se produisait, pourrions-nous assurer la production de nourriture et d’oxygène à grâce aux cultures planifiées?  L’écosystème de la Terre est très complexe, saurions-nous nous en passer?  A supposer qu’une partie privilégiée de l’Humanité puisse s’accommoder de changements de température et de tempêtes, pourra-t-elle maîtriser l’environnement assez pour survivre? Pour combien de temps? Notre oxygène est fourni par les plantes, les bactéries du sol fixent l’azote de l’air et décomposent les restes, les algues de l’océan convertissent le CO2 en oxygène,  nous découvrons actuellement maintenant qu’à l’intérieur de notre corps les bactéries de notre tube digestif influencent notre poids, notre humeur et notre bien-être en général.
Des milliards d’interactions et de symbioses inconnues à ce jour assurent certainement la stabilité des écosystèmes existants, ainsi que notre santé.

Un des plus gros dangers est que des hausses soudaines de température causent la mort des forêts tropicales qui constituent notre réservoir de biodiversité. Nous devons tout faire pour éviter cela, mais si cela arrive? La forêt serait peut-être remplacée par une savane sèche, ou des plantes du désert, nécessitant moins d’eau ou supportant des plus grandes chaleurs, prendraient le dessus.  La région serait semi-désertique pendant une certaine période, jusqu’à ce que des nouvelles plantes et animaux s’adaptent aux nouvelles conditions climatiques. L’apparition d’un nouvel écosystème dépendra largement du réservoir de biodiversité préexistant en ce lieu, une petite partie de plantes ou insectes seulement seront capables de proliférer et d’évoluer pour s’adapter à ce nouveau milieu.

Mais aujourd’hui nous diminuons la biodiversité à la fois en provoquant le réchauffement climatique auquel succomberont d’innombrables espèces vivantes, et en nous appropriant les espaces sauvages de la Terre, pour les transformer en monocultures.  Tuons-nous dans l’oeuf toute possibilité d’évolution sur la planète Terre?

Nous devons tout faire pour sauvegarder les réservoirs de biodiversité terrestre. Nous ne prévoyons pas exactement les bouleversements que nous avons induits en augmentant la quantité de CO2 dans l’air.  Il est possible que la Terre subisse plusieurs centaines d’années d’instabilité climatique. La plupart d’écosystèmes terrestres actuels s’effondreraient alors. Les réservoirs de biodiversité constituent un espoir pour les millénaires à venir.  Et si nous les perdons? Si nous réduisons la terre à des immenses cultures de quelques céréales, soja, et éventuellement des forêts de résineux alignés? Ou les conditions climatiques permettront-elles de les cultiver dans 500 ans? Ces monocultures ne sont pas viables à court ou moyen terme, elles appauvrissent le sol, sont sujettes à des invasions de pathogènes, et survivent grâce à l’usage massif d’engrais et de pesticides, qui éradiquent simplement toute trace de l’écosystème naturel. Dans 500 ans, les conditions climatiques changeront peut-être au point que les monocultures actuelles ne seront plus possibles, et nous voudrons découvrir d’autres plantes sauvages utiles, ou les croiser avec les cultures actuelles.
Allons -nous effacer le Vivant de surface de la Terre? Le risque de perte de biodiversité est tel que nous devons nous demander quelle est le minimum de biodiversité dont l’Humanité a besoin pour survivre. Nous pouvons survivre quelques dizaines d’années grâce à la monoculture de quelques plantes principales, mais les sols s’affaiblissent, des pathogènes spécialisés menacent ces cultures en l’absence de milliers d’autres microorganismes qui normalement stabilisent l’écosystème. L’eau est polluée par les engrais et nocive pour l’humain, et à l’arrivée dans les océans, crée des explosions d’algues qui causent la création des zones mortes des océans.  Les zones mortes, sans oxygène, sont un véritable cimetière matin, les poissons qui y pénètrent tombent asphyxiés.  L’acidification des océans due à la dissolution d’excès de CO2 atmosphérique tue déjà des huîtres, et menace directement la vie des océans. Les écosystèmes naturels détoxifient et régénèrent l’eau et la terre.

Pour pouvoir récréer des nouveaux écosystèmes dans les millénaires à venir, nous avons absolument besoin de  réservoirs de biodiversité. Surtout, nous devons choisir aujourd’hui toute solution qui limite l’ampleur de la catastrophe climatique et sauvegarde la biodiversité.

Publicités

From → Uncategorized

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :