Skip to content

Le bébé voit l’ensemble

14 janvier 2013

Le bébé philosophe, Alisson Gopnick, Le Pommier éd.
Les bébés, comme les bouddhas, sont des grands voyageurs dans une petite pièce, immergés dans la nouveauté lumineuse et excitante presque jusqu’à l’insoutenable, des murs, des ombres et des voix ». Dans ce livre qui concilie tendresse et recherche scientifique, Alisson Gopnik explore l’esprit des enfants. Professeur de psychologie cognitive et philosophie à l’Université de Berkeley, elle est une des initiatrices de la théorie de l’esprit et une chercheuse de pointe dans le domaine de l’apprentissage des enfants. Son dernier livre, « le bébé philosophe »,lève le voile sur leur découverte du monde.

Les bébés vivent intensément dans le présent, et absorbent tout ce qui les entoure. « Même les plus jeunes bébés apprennent plus que nous avons cru possible, d’une façon différente de l’apprentissage dirigé des adultes ». Les petits enfants ont de la peine à fixer leur attention sur un projet donné, mais surpassent les adultes dans la vision d’ensemble. Il vivent le monde comme nous regardons un film, sans se concentrer sur un projet particulier.

L’auteur s’appuie sur des études de comportement et des données neurologiques et compare leur expérience du monde à nos expériences du voyage. Dans un voyage nous découvrons simultanément de très nombreuses impressions nouvelles, couleurs, sons, comportements humains. Ainsi, les bébés vivent constamment des situations inédites et captent énormément de ce qui les entoure. Un très jeune enfant est incapable d’orienter son attention, ou de la détourner d’un spectacle désagréable. Il est toujours ouvert à un spectacle vivant, continu, luxuriant… le présent.

D’après Alisson Gopnik, un enfant en dessous de cinq ans n’a pas la conscience d’un moi continu comme l’ont les adultes. Les idées passent dans sa tête sans fil conducteur. L’auteur compare cet état d’esprit a la méditation Vipassana.L’enfant se souvient des événements, mais pas de ce qu’il a ressenti dans le passé. L’auteur a montré à des enfants des boîtes à bonbons, puis les a laissés découvrir qu’à l’intérieur il y avait
des crayons. Dès qu’il l’a appris, un enfant de trois ans dira qu’il a toujours su que la boîte contenait des crayons. Il ne retiendra ni sa croyance passée ni la source de l’information, mais apprendra le monde tel que
nous le lui racontons. La vision du monde de l’enfant change si souvent que les dernières informations ont omniprésentes dans son esprit, et les idées passées semblent immédiatement remplacées.

Pour l’auteur, les enfants apprennent le monde en jouant. Son livre décrit des nombreuses études qui montrent que même les enfants d’un an expérimentent et font des découvertes. Jouer avec du sable et de l’eau permet de comprendre les lois de la matière; Déguisements et poupées aident à comprendre les comportements humains et à réussir une intégration harmonieuse dans la société. Elle suggère que l’apprentissage libre est essentiel pour comprendre le monde et que le rôle des parents est surtout de fournir un climat affectif incitant l’enfant à jouer en toute confiance.

Publicités

From → Uncategorized

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :