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Danger des punitions corporelles

14 septembre 2012

L’éducation des enfants est longtemps restée l’affaire des familles, et l’obéissance était considérée comme une valeur clé. Cependant, les punitions corporelles, telles que les gifles violentes, peuvent causer des blessures et des lésions graves chez l’enfant. La colère entraîne parfois trop loin, et les coups expriment souvent la frustration des parents plutôt qu’une réelle mesure éducative.

De plus en plus, on découvre qu’une éducation sans punitions corporelles, privilégiant la négociation et l’encouragement, aide l’enfant à avoir une meilleure estime de soi et des meilleurs résultats scolaires. En Suisse, le professeur Alain Clémence de l’université de Lausanne a récemment interrogé 500 écoliers entre 12 et 15 ans dans le canton de Vaud et de Jura. Il a comparé les enfants qui participent aux les décisions familiales et reçoivent des encouragements, et ceux dont l’obéissance est exigée sous risque de punitions corporelles. Plus l’éducation est participative, plus l’estime de soi de l’enfant est meilleure, et mieux l’enfant réussit à l’école. Les punitions corporelles et les critiques amenent à une perte de l’estime de soi qui se répercute sur les performances scolaires. Le professeur Clémence estime que les punitions corporelles administrées régulièrement perdent toute efficacité. De plus, les enfants battus ont plus de chances d’être eux-mêmes violents avec leurs camarades et leurs enfants.

Le Comité européen des droits de l’enfant a demandé que tous les états s’engagent pour faire interdire les violences envers les enfants. Il aimerait interdire entre autre les coups, les gifles, les coups de pieds, les griffures, les morsures, les brûlures ou forcer un enfant à ingérer quelque chose. 25 Etats membres du Conseil de l’Europe, dont l’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas, ont à ce jour interdit les châtiments corporels ou se sont engagés à le faire dans un futur proche. La Suède a interdit les punitions corporelles dès 1979, sans conséquences néfastes sur la sécurité publique. En France, un projet de loi demandant l’abolition des châtiments corporels a été déposé àl’assemblée Nationale en janvier 2010. En supprimant graduellement les punitions corporelles en Europe, le Comité des droits de l’enfant espère aider les futures générations à acquérir plus de confiance en soi et à avoir des meilleurs résultats scolaires, et conduire peu à peu à une diminution générale de la violence dans la société.

L’Ephémère, Septembre 2010

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